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Développer la coopération dans les projets

L’impérieuse nécessité de la coopération

Tous les jours de nouvelles offres arrivent sur le marché, de nouveaux business model voient le jour, mais rares sont ceux qui rencontrent durablement le succès. Pourquoi ?

Nous sommes persuadés que dans le futur, pour s’imposer, il faudra proposer des solutions plus que des produits et que pour cela il faudra savoir se rassembler autour d’écosystèmes, s’unir à plusieurs acteurs pour proposer des offres qui seront uniques, complexes et difficilement imitables.

Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, mais nous faisons le pari que demain, pour exister, il faudra se rassembler et coopérer.
 

Adhérer à un projet  de coopération

Que veut dire le mot « coopération » ? Ce sujet me rappelle un livre sorti dans les années 90 «Comment réussir dans un monde d’égoïstes», une théorie du comportement coopératif. Robert Axelrod, l’auteur de ce livre, disait que la coopération est le ciment de la vie sociale, mais aussi l'un de ses grands mystères.

Coopérer, c’est faire des choses ensemble, les construire ensemble, les ressentir ensemble, c’est avoir un objectif ou un projet commun de manière à pouvoir travailler ensemble librement. Mais les individus sont généralement peu enclins à collaborer naturellement, avec bonheur. Ils ne le font que contraints et forcés, ils n’adhèrent pas facilement. C’est donc le projet, l’idée, ou dans certains cas l’autorité qui incitent les gens à travailler ensemble.

Lorsque vous et moi travaillons ensemble simplement parce que nous nous sommes mis d’accord pour effectuer une tâche, ce n’est pas de la coopération. La coopération authentique ne naît donc pas simplement d’un accord visant à réaliser un projet en commun, mais de l’adhésion à une idée, une idée de mettre en commun des besoins, des savoirs, des ressources…

La situation économique actuelle est un challenge pour bon nombre d’entreprises mais n’est-elle pas également une opportunité ? Une opportunité de mettre en place des systèmes de gestion novateurs et de plus cela amène les entreprises à réduire leurs coûts et surtout, à “variabiliser” leurs charges ou à améliorer leur position sur le marché.

Promouvoir la coopération dans nos affaires : en quoi cela consiste ? Comment utiliser la coopération ?

La mutualisation des ressources a le double avantage de permettre aux entreprises d’optimiser des moyens tout en réalisant des économies. Comme on peut le voir la tendance autour de la mutualisation des moyens est en train de prendre de plus en plus d’ampleur et ce phénomène est fait pour durer. La situation économique actuelle et les problématiques d’éco-responsabilité vont s’avérer des facteurs clés de ce processus puisque les entreprises vont être encouragées, voire contraintes à réduire les gaspillages et à participer à une meilleure gestion des ressources.

On prend comme exemple les économies européennes amenées aujourd’hui dans un seul grand marché européen entraîné par une forte concurrence. Les entreprises opérant sur ce marché sont obligées de reconstruire leur stratégie d'entreprise afin d'être en mesure de maintenir leur position ou plutôt de tirer parti des avantages offerts par le marché unique et d'élargir leur potentiel. Pour beaucoup cela implique un partenariat avec des entreprises dans d'autres états membres sous la forme d'un projet de coopération. Les risques, frais et bénéfices sont alors partagés. Il s’agit d’une méthode courante dans le cadre d’une coopération internationale entre des compagnies qui disposent de compétences différentes, mais complémentaires et qui créent des coentreprises, des joint-ventures. 

La coopération… des avantages, mais aussi des craintes et même des dommages communs. Les entreprises sont rarement bien «préparées» pour le partage et la mutualisation des besoins et des ressources. Il est vrai qu'en réalité, la coopération commence souvent à partir d'une rencontre par hasard ou un ordre aléatoire, sans une préparation préalable. Cependant les entreprises bien préparées ont plus de chances d'atteindre un succès dans leurs affaires, et le temps et les efforts investis seront récompensés certainement jusqu'à la fin.

Savoir s’associer, savoir coopérer est la clé du futur

Dès lors se posent deux questions majeures :

  • comment trouver des partenaires ?
  • comment, une fois que les décisions stratégiques de coopérer sont prises, faire que la coopération se retrouve sur le terrain ?

Il s’agit de :

  • comprendre l’intérêt de la coopération
  • faire taire les individualismes, les égo 
  • accepter de prendre des risques
  • accepter de perdre aujourd’hui pour gagner plus demain
  • s’accorder pour partager le gâteau 
  • tenir le cap dans l’exécution.

Les contextes de coopération sont nombreux : coopération entre individus, coopération entre entreprises, coopération entre organisations publiques … mais pour chaque contexte de partenariat, des obstacles majeurs :

  • coopération entre individus : on a besoin d’un leader et de savoir faire taire ses égos
  • coopération entre entreprises : on est sur des rails et on balise chaque étape
  • coopération entre organisations publiques : tout est balisé par la loi mais on doit choisir dans quel cas on est et on doit faire taire les égos.

En tout état de cause, les échecs sont nombreux (dans un GAEC – Groupement Agricole d’Exploitation en Commun – par exemple 40% des associations échouent dès la première année), mais les succès, quand ils sont au rendez-vous, dépassent l’entendement. La question est donc : comment s’y prendre pour éviter ces échecs ? Or, jusqu’ici, on a souvent motivé les équipes en les mettant en compétition. Aujourd’hui il faut leur faire comprendre qu’on a plus à gagner dans la coopération que dans la concurrence ?

Le management de projet définit un cadre pour travailler ensemble et une méthode pour atteindre les objectifs. Mais je pense qu’il faut aujourd’hui dépasser ce cadre. Avec la coopération on voit plus loin

Pour coopérer il faut plus que des objectifs, il faut une vision commune d’un futur possible, des intérêts communs. Ces intérêts peuvent être de nature très différente : la peur de la concurrence, l’appât du gain, le goût de l’aventure…

Il faut mettre en place des relations inter-personnelles : il faut des gens capables de mettre en avant un certain nombre de compétences :

  • être curieux de l’autre
  • faire confiance
  • avoir le goût de construire
  • avoir une vision systémique
  • être orienté client.

Il faut mettre en place une véritable démarche ; il me semble important de distinguer 3 projets qui doivent coexister et évoluer en parallèle :

  • projet politique - la vision du futur, une idée de ce qui constitue de la valeur pour le client, la volonté de réunir les acteurs et les moyens et d’y aller
  • projet organisationnel et technique - l’étude et la réalisation des capacités nécessaires pour capter cette valeur
  • projet humain - les activités pour embarquer les acteurs dans le projet, les amener à coopérer, les aider à vaincre leurs peurs et leurs tentations.

Avant de commencer, l’entreprise a besoin de se poser certaines questions à propos de :

La motivation – ce projet parvient-il à intégrer la stratégie à long terme de mon entreprise? vise-t-il seulement le profit à court terme et les économies ou il y a d'autres objectifs: l'amélioration de la compétitivité, l'obtention de nouvelles connaissances, trouver de nouveaux domaines ou de nouvelles perspectives de la technologie ?

L’organisation interne – le manager est celui qui doit prendre tout seul la décision de lancer ce projet de coopération ? y a-t-il suffisamment de clarté à ce projet au niveau des exigences sur le plan des investissements ? y a-t-il des sacrifices immédiats ? le personnel est-il assez motivé et possède-t-il les connaissances nécessaires ? ce projet exige-t-il l'embauche de nouveaux employés, de formation ou de licenciements ?

Une fois que l’entreprise est sûre d'avoir la bonne motivation pour le projet de coopération et qu’elle peut mobiliser les ressources nécessaires, le vrai travail de préparation peut commencer.

 Oui, un projet de coopération ça se prépare ! Coopérer est une nécessité pour une grande partie des acteurs, mais coopérer ne se décrète pas. Cela nécessite de construire une véritable relation de confiance et demande un temps certain pour la mise en œuvre des processus. Une relation de confiance avec les acteurs internes et également avec les partenaires.

On vous rappelle l’importance d’élaborer le projet de coopération et les orientations stratégiques pour les confronter à celles de votre partenaire. Le projet coopératif est une opportunité pour les structures de se pencher sur leur pacte fondateur et d’accroître leur capacité d’agir (nouveaux publics, nouvelles activités) pour s’adapter aux évolutions de la société et aux mutations économiques. Les processus de coopération engagés nécessitent une connaissance préalable de votre propre organisation de manière à appréhender, comprendre et anticiper les étapes à venir. Un audit/conseil externe préalable visant à faire l’état des lieux des forces, des faiblesses, menaces et opportunités de son organisation face à un processus de coopération s’avère souvent précieux.

L’appui sur une méthodologie de projet ainsi que la maîtrise d’outils d’aide à la décision pour s’assurer de la réussite du processus de coopération est indispensable dans la phase de mise en œuvre. 

Le facteur clé c’est le facteur humain, sa capacité d’adhérer au projet et une certaine envie de réussir. Les enjeux humains sont au cœur de tout projet de coopération et les changements de gouvernance amènent tant pour les administrateurs que pour les salariés un certain nombre de remises en causes qui sont autant de freins au changement : la perte de statut social, la perte d’identité, la peur de ne pas être reconnu, la remise en cause des usages et des avantages sociaux, le changement d’échelle et la multiplicité des lieux de travail. Spécialement dans un projet de coopération, les atouts humains de l’entreprise sont la plateforme pour son développement. L’axe le plus évident du succès c’est la mutualisation des compétences.

A ne pas oublier également l’importance de la connaissance des différents modes de contractualisation, qu’ils soient juridiques ou non, est un atout supplémentaire qui permet par ailleurs de mettre le processus de coopération dans un processus dynamique et évolutif.

La prise en compte et l’accompagnement de l’ensemble de ces facteurs est capitale pour que le projet de coopération puisse se déployer sous les meilleurs auspices.

Les contextes de coopération

Le développement des coopérations entre entreprises est un enjeu majeur aujourd’hui, aussi bien pour accroitre leur compétitivité́ que pour leur permettre de s’impliquer sur leur territoire et d’y assumer leur responsabilité́ sociale. Les vraies coopérations sont durables et fondées sur la confiance. 

L’occasion de coopérer peut être partout :

  • à l’intérieur de l’entreprise : Coopération Marketing / R&D…
  • avec son client : pour mieux se comprendre et délivrer plus de valeur
  • avec ses fournisseurs : pour tirer profit des idées et des savoirs faire de chacun
  • avec des concurrents : pour aborder un marché risqué, pour mieux satisfaire un client
  • dans un cadre Nord / Sud : pour tirer profit des capacités des uns et des autres : nouveaux marchés pour les entreprises du nord, capacités financières et technologies pour les entreprises du sud.

Quelques principes pour réussir à adhérer à un projet de coopération :

  • ne pas vouloir changer l’autre, mais se mettre à la place de l’autre
  • transparence et redevabilité
  • cohérence du projet
  • une approche stratégique (domaines d'intérêt communs, priorités, bénéfice mutuel, évaluation des capacités scientifiques et technologiques, opportunités de marché, impact attendu, besoins spécifiques).

Même si la coopération existe depuis longtemps on a l’impression qu’elle reste toujours une idée neuve, découverte au moment où chacun d’entre nous, petite ou grand entreprise, comprend que «tout seule on va vite, mais ensemble on va plus loin ».
 

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