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Gérer un projet d’intégration logiciel


Intégrer un logiciel n’est pas seulement un projet technique, c’est avant tout une démarche pour trouver le meilleur équilibre entre les besoins métier, les capacités du logiciel et les développements spécifiques.

La mise en place d’un logiciel chez un client met souvent à rude épreuve les équipes engagées dans ce type de projet. Les coûts engendrés dépassent souvent les budgets initiaux, les délais sont régulièrement explosés, la satisfaction client n’est pas toujours au rendez-vous…

Monsieur Pierre Yves DUMANT, partenaire d’OPTEAM depuis 10 ans, coach et formateur pour nous missions d’accompagnement et de formation pour des projets informatiques nous a parlé du rôle d’intégrateur progiciel dans un projet et la direction que prend ce métier aujourd’hui.

Bonne lecture !

Bonjour Pierre-Yves, c’est quoi le métier d’intégrateur logiciel ? En quoi consiste sa mission dans un projet informatique ?

Bonjour ! Comme son nom l’indique, ce métier c’est « l’art » de faire réussir au mieux l’intégration d’une nouvelle brique informatique dans un système d’information (SI) existant, bien souvent déjà complexe mais cependant stabilisé et en bon état de fonctionnement, sans justement mettre en péril ce qui marchait bien jusque là… !

La mission consiste donc en une espèce d’alchimie pour garantir la réussite de cette opération délicate dans laquelle interviennent de nombreux paramètres. Il faut à la fois connaître bien le logiciel et ses réactions dans son nouvel environnement mais aussi être capable de s’en extraire pour se mettre à l’écoute de son client, pour comprendre son besoin avant de proposer des réponses.

Qu’est qu’il y a de diffèrent dans un projet d’intégration logiciel par rapport à d’autres projets informatiques ?

C’est à la fois semblable et différent. Semblable parce qu’il s’agit toujours de produire un résultat attendu sous la forme d’un système qui fonctionne bien, en respectant budget et délai. Et différent parce que, autant dans un projet de développement informatique, tout est spécifique et accepté comme tel, autant dans un projet d’intégration. Il faut autant que possible éviter de tomber dans le piège du spécifique, et se « contenter » de raccrocher le progiciel aux autres composants du SI par d’indispensables interfaces.

Il vaut toujours mieux, même pour le client, repenser et adapter son organisation au logiciel que de faire l’inverse car sinon on sort de l’esprit du standard et surtout des avantages attendus de ce standard, on risque par ailleurs de maximiser les coûts ultérieurs au lieu de les minimiser. Les surcoûts engendrés rendront le client insatisfait alors qu’on aura cru mieux le satisfaire en s’adaptant trop à lui. Ce sont là les limites et les subtilités de « l’exercice » logiciel ! Complexe mais passionnant, non ?!

Quelles sont les compétences attendues ? Est-ce qu’il y a des qualités spécifiques requises ?

Comme on l’a vu plus haut, les compétences relèvent donc d’une « alchimie » permettant de mêler divers ingrédients, facteurs de succès (ou d’échec) pour garantir la réussite de cette opération délicate : essentiellement la capacité à avoir une approche globale en activant des leviers complémentaires, aussi bien techniques et économiques bien entendu que des talents d’organisation et d’animation.

Concilier la rigueur et la souplesse, la négociation et la détermination, tout cela n’est pas toujours simple et s’appuie sur des qualités relationnelles, en particulier pour faire se parler des acteurs qui doivent coopérer pour réussir ensemble. On peut y ajouter des qualités de résistance au stress et au changement pour bien vivre et gérer les aléas et les écueils inévitables dans ce genre de projet. On dira aussi : « connecté en permanence » !

Quelle est la situation de ce métier aujourd’hui ?

En pleine expansion, dans la mesure où, d’une part la progicialisation des SI est une évolution incontournable depuis des années (recherche des bienfaits d’une meilleure réutilisation et industrialisation conduisant à une professionnalisation de la branche informatique) et d’autre part, les couches historiques de ces SI sont parfois si complexes et opaques que cela rend « périlleuse » toute opération d’intégration « sans douleur ».

Donc, le monde entier aura de plus en plus besoin des talents d’intégrateurs professionnels. Compte tenu des enjeux et des risques courus, quel que soit le domaine (santé, gestion, finance, transport ou autre) il n’y aura plus de place pour l’amateurisme…

Quelle adaptation de ce métier pour les logiciels en mode SaaS ?

Une virtualisation du produit applicatif qui fait sortir de la logique de patrimoine informatique pour aller vers celle du service attendu, n’entraîne pas une disparition du métier d’intégrateur. Bien au contraire il se renforce avec une nécessaire capacité à recourir à l’agilité pour mieux répondre aux besoins des clients par des services évolutifs et transformer un état de « rêve virtuel » en une réalité concrète optimale.

Comment doit-on se projeter dans l’avenir pour identifier les évolutions possibles ?

Arriverons-nous un jour à ces opérations d’intégration sans douleur dont il était question plus haut ? C’est toute la question et la meilleure réponse sera apportée par le bon usage des deux mots clés de l’avenir que sont l’agilité et la flexibilité. Une agilité des esprits et des comportements, alliée à une flexibilité optimale des solutions et services numériques, qui sont déjà presque partout dans notre vie privée et professionnelle.

Le progiciel, l’esprit progiciel et les solutions progicielles, symbolisent déjà cette flexibilité par la puissance et l’ouverture du paramétrage offert, mais demain il faudra faire encore plus et mieux pour renforcer cette capacité à faire de l’informatique une aide aux activités humaines de toutes sortes, sans danger et sans dysfonctionnement.

Merci beaucoup Pierre Yves DUMANT !




Pierre yves Dumant                                                                         

Consultant senior en conduite de projets et systèmes d’information
Pierre Yves est formateur enregistré en tant que consultant libéral depuis 1992 et fondateur du cabinet FORHUM.
Spécialiste de la formation professionnelle et des jeux pédagogiques, il est impliqué dans des démarches de conseil, de coaching, de team-building, d’accompagnement du changement et de management de services. Il a mis au point une démarche de cadrage et pilotage de projet, intégrant les leviers économiques, organisationnels, techniques et humains, utiles à leur réussite.

 
 
 
 
 
 
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